Ready Player One: Spill iwwer oder op den nächsten Niveau fir den neie Spielberg? Eis Meenung

Entre ceux qui crient au génie et ceux qui grognent contre une overdose de nostalgie pour attirer un maximum de spectateurs, où se situe vraiment le film Ready Player One de Steven Spielberg ? Notre critique va tenter d’y répondre.

Histoire d’évacuer un point de détail important d’entrée de jeu (et un jeu de mots nul en passant) : non, je n’ai pas lu le livre Prett Player One (2011) d’Ernest Cline dont s’inspire le nouveau long-métrage de Steven Spielberg. Impossible donc de comparer les deux, mais ce n’est pas vraiment un problème tant le film se suffit à lui même pour écrire une critique.

D’autant que dès son premier trailer, cette adaptation a généré des torrents de sel sur Internet entre les fans de pop culture (ou du livre), ravis de voir des références à des oeuvres qu’ils aiment par tonneaux, et ceux qui avaient plutôt l’impression d’être pris pour des pigeons par un film conçu principalement pour les attirer dans les salles en faisant appel à leur nostalgie.

Bref, qu’en est-il vraiment, en tout cas de mon point de vue subjectif d’adepte de pop culture de 29 ans qui vaut ce qu’il vaut. Car encore plus que pour d’autres oeuvres, votre appréciation de Prett Player One dépendra probablement de vos attentes, de votre âge et de vos expériences passées.

Allumer le Jeu – James Halliday

an Prett Player One, nous sommes dans un futur proche où la Terre est en crise : problèmes énergétiques et climatiques, pauvreté…etc. La vie est tellement médiocre que presque tout le monde se réfugie quotidiennement dans l’OASIS, un monde en réalité virtuelle où chacun peut être absolument qui il veut et faire ce qu’il veut.

Le créateur de ce système, le désormais décédé James Halliday (Mark Rylance), y a caché trois clés liées à des énigmes avec comme récompense pour le premier qui parviendra à toutes les récupérer : le contrôle total de l’OASIS, de sa société et le gain de son immense fortune personnelle. De quoi motiver la population mondiale donc, qui bute sur la première énigme depuis des années.

C’est là qu’arrive Wade Watts (Tye Sheridan), un orphelin passionné par Halliday et qui tente tout ce qu’il peut pour réussir l’épreuve et sortir de son quotidien morose dans un dépotoir. Durant son aventure, il va croiser la route d’autres joueurs également motivés, mais aussi de Nolan Sorrento (Ben Mendelsohn), le patron de la deuxième plus grosse firme mondiale qui tente également de résoudre les énigmes par tous les moyens pour asseoir sa domination. Bref, vous l’aurez compris, s’engage alors une course pour les trois clés.

Et…c’est à peu près tout. D’un côté les gentils joueurs qui respectent les règles et de l’autre la vilaine grosse corporation qui ne recule devant rien pour avoir toujours plus d’argent et de pouvoir. Après tout, et même sans savoir si le schéma est exactement le même dans le livre, nous sommes dans un film d’aventure grand-public Amblin. Il est un peu dommage qu’avec un monde virtuel sans limites le scénario n’ait pas osé quelque chose de plus original, mais passons.

Un film d’aventure qui remplit le “cahier décharge”

Passons, car finalement Prett Player One atteint de manière plutôt solide son objectif principal, à savoir proposer une aventure divertissante et grandiose qui part dans tous les sens. Il ne faudra pas trop attendre du film une critique fine de la société et de ses dérives (en tout cas j’espère qu’ils n’ont pas essayé parce que si tel est le cas ce n’est pas très fameux), l’accent est avant tout mis sur le fun et les possibilités de ce monde en réalité virtuelle.

Le point qui s’avérait le plus effrayant dans les trailers, à savoir l’overdose de références à la pop culture, passe finalement assez bien car le film appuie rarement trop dessus (cela arrive quand même de temps en temps, mais il n’y a même pas de scène post-générique, un easter egg pourtant très envisageable) et mélange plutôt bien références rétro et plus modernes pour parler à un maximum de gens. Il s’agit finalement d’un “jeu” secondaire pour le spectateur qui va chercher (ou non) les différents clins d’oeil visuels ou audio plus ou moins cachés dans le film et qui ne prennent pas trop le dessus sur le reste. Malheureusement, c’est peut-être du côté de ce “reste” que le film pêche le plus.

Plusieurs scènes aux dialogues mièvres et jeux d’acteurs un peu “cul-cul” (acteurs qui font autrement le job, sans plus) sont là pour nous rappeler que les enfants font partie de la cible prioritaire, un manque de contexte global sur le monde réel est à relever et à plusieurs reprises quelques facilités de scénario et manques de cohérence (sur le fonctionnement du matériel de RV notamment) feront tiquer les plus cartésiens. Cela dit, tout cela est assez aisé à pardonner tant les scènes d’action sont réussies et les effets spéciaux parmi les plus solides de ces dernières années.

La réalisation est véritablement excellente et malgré les 2h20 que dure le film on ne voit que très peu le temps passer grâce à un rythme proche de l’irréprochable malgré une très légère longueur finale (et une morale parfaitement nulle, soit dit en passant). Par ailleurs, notez que nous avons vu Prett Player One en VO 3D : préférez-lui la VO 2D, la 3D n’apportant presque rien en dehors d’assombrir l’image et c’est vraiment dommage de ne pas avoir fait un véritable effort de ce côté-là pour un tel film.

Ready Player One : notre avis

Prett Player One propose presque autant de moments épiques et mémorables que de passages gênants qui font soupirer et lever les yeux au ciel. Et ces derniers sont finalement rarement dûs aux multiples références et clins d’oeil à la pop culture qui finalement passent aussi vite qu’ils arrivent à l’écran, mais plutôt aux poncifs des films d’aventure qu’on a déjà vu et eu à supporter milles fois (le méchant méchant, la romance nulle du héros gentillet, les dialogues mièvres…etc.).

Au final, le film de Spielberg est un très honnête divertissement qui se fait plaisir à bien des niveaux et notamment côté effets spéciaux et action, quitte à faire des erreurs en passant qui l’empêchent d’atteindre le statut de film instantanément culte que certains pouvaient espérer. Mais, un peu à la manière de certains films d’aventures qui ont bercé mon enfance malgré leurs imperfections, Prett Player One pourrait bien marquer les générations les plus jeunes et leur donner envie de voir certaines des oeuvres évoquées.

Ce qui est déjà pas mal, même si un peu plus de matière et de finesse avec un message de fond plus riche aurait été appréciable, tant pour le spectateur que pour le film en lui-même, qui s’avère n’être finalement qu’une simple aventure à gros budget saupoudrée de nostalgie.

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